Les sept tours du diable
4ème de couverture
Un homme est retrouvé assassiné dans sa chambre d’hôtel en Inde. Peu de temps auparavant, il avait envoyé une mystérieuse et inquiétante lettre à Pierre Cavaignac et Marjolaine Karadec, ses amis archéologues : « D’effroyables choses se préparent... C’est une question de vie ou de mort. »
La victime était sur le point de révéler un antique secret : les Sept Tours du Diable. Selon la légende, il existerait sept temples répartis dans le monde, dirigés par des prêtres déviants. Le contrôle de ces centres serait la source d’un pouvoir incommensurable qui attise les convoitises d’un ordre occulte.
Entre légendes ésotériques et science de la génétique, Cavaignac et Karadec se retrouvent au cœur d’une guerre entre l’ombre et la lumière dans une enquête de tous les dangers…
Mon ressenti :
Nous débutons ce roman par deux archéologues amants qui reçoivent un appel au secours d’un ami. Inquiets, ils décident d’aller lui porter secours.
Malgré cette mise en bouche plus alléchante, le début de l’histoire m’a paru un peu fade. J’ai trouvé l’assassinat de la victime trop tardive. L’enquête de nos deux protagonistes est, somme toute, sans trop de rebondissements, trouvant souvent une aide bienveillante notamment de la part des francs-maçons, échappant trop facilement aux attaques perpétrées contre eux.
Le côté thriller est absent ! Nous ne sommes pas particulièrement angoissés à la lecture. Je n’ai pas vraiment ressenti de frissons, pas de grands moments effrayants.
J’aurais aimé plus de développement autour des sept tours du diable, disséminées de par le monde et des relongs (des zombies contrôlables). C’était pourtant ce qui était accrocheur dans le titre de la couverture.
Il y a bien le côté monstrueux des camps de concentrations, les exactions des SS et des médecins de la mort.
Malgré tout cela, les personnages sont bien décrits et s’intègrent parfaitement à l’histoire.
Les aller et retour entre présent et passé sont bien répartis, réguliers. Deux chapitres de chaque s’alternent, ce qui nous permet de garder le rythme et le fil ce chacun.
Pour ceux qui se passionnent pour l’histoire, vous en apprendrez plus sur cette période dans la région orientale, sur l’expédition allemande au Tibet en 1938-1939 et les motifs de cette expédition. C’est bien documenté, riche en références historiques. On sent le grand travail de recherche de l’auteur, notamment sur la volonté des nazis à contrôler le monde, imposer la race aryenne et aussi sur l’extermination des « sous-races » par le travail forcé, le désir des Japonais à prendre le contrôle de la région indienne, les alliances et les politiques qui en découlent.
La lecture est agréable notamment grâce aux chapitres courts.
La fin du roman surprend un peu par la révélation de l’identité de Chimé Ripoché.
En bref, ce roman ne m’as pas particulièrement passionné, il n’a pas été addictif pour moi et ne m’incite pas à me plonger dans les précédents romans de cet auteur. Peut-être ai-je tort ! Il m’a cependant enrichi par l’histoire avec un grand H.